Tdm 2023 – Chapitre 6: Vous reprendrez bien un peu d’ Amérique Centrale ? (25-28 Janvier)

Bon je dis ça, car l’Amérique Centrale, on l’a déjà démarrée  avec le Panama, et j’ai centré tout le propos  sur la folle aventure du canal. Notre brève excursion à Panama City n’a pas été exceptionnelle, et n’est pas représentative de cette région du monde.

Nous devions faire trois autres arrêts, Costa Rica, Nicaragua et Guatemala. Nous faisons une croix sur le Nicaragua en situation insurectionelle, où nous ne sommes pas autorisés à débarquer.

Heureusement Costa Rica et Guatemala, ont été de magnifiques lots de consolation.

26 janvier: Puntarenas (Costa Rica)

Puntarenas est vraiment un port minimaliste, une jetée pour accueillir un ou deux navires, un assez joli front de mer (malheureusement pas toujours hyper propre), un petit marché touristique et c’est tout.

Puntarenas
Marché de puntarenas

Par contre à 1 heure de route du port, en pleine campagne, le petit village d’Esparza, a bien compris l’intérêt de faire venir les naufragés de Puntarenas, qui ne font qu’une courte escale.

Le petit village est charmant. Nous sommes accueillis par quelques habitants qui nous font la démonstration de quelques danses traditionnelles à proximité d’un petit marché artisanal.

Il faut bien faire marcher l’économie locale, mais ici on ne vous presse pas, vous regardez, vous  achetez ou pas, c’est bon enfant.

Ci dessous quelques photos prises à Esparza:

Au retour, la petite route qui nous ramène au port  est bordée d’une multitudes d’étals de fruits bien rangés, aux couleurs flamboyantes, tout comme les prix !!!

1 dollar une mandarine, ils nous prennent pas pour des touristes ?  s’exclame Lapinou ?

Mais nous sommes des touristes, mon Lapinou, et si tu veux t’acheter une provision de carottes, tu devrais penser à lancer une cagnotte leetchi.

Nous partons en fin d’après-midi, vers le Guatemala que nous atteindrons après une journée de navigation.

28 Janvier: Antigua (Guatemala)

A peine arrivés à Puerto Quetzal, port principal du Guatemala, qui n’a de joli que le nom, nous embarquons à 8 personnes dans un taxi pour visiter Antigua qui a été pour nous, un vrai coup de cœur.

Il faut 1h30 à 2h00 de route,  pour aller à Antigua. Cette ancienne ville coloniale, située à 1500 m d’altitude, a pour écrin une magnifique chaîne de volcans dont certains sont encore en activité.

Le dernièr séisme important date de 1976. Aussi la ville est un patchwork de bâtiments coloniaux bien restaurés et de ruines conservées en l’état,  de quartiers reconstruits avec  de grandes rues pavées formant un quadrillage très moderne, aux maisons colorées traditionnelles. C’est vraiment superbe !

Nous allons sur une colline, la Cerro del  Cruz, pour avoir une vue panoramique de la ville. Malheureusement, le belvédère est en travaux et juste l’un d’entre nous est autorisé à accéder au site pour prendre quelques photos.

Mes compagnons de voyage me proposent d’y aller, et me confient leurs smartphones.

Vue de la ville et d’une partie de ses volcans à partir de la Cerro de la Cruz
Détail de la Merced à partir de la Cerro de la Cruz

Après ce panorama général, il est temps de découvrir cette jolie ville.

La place Mayor et sa Cathédrale
Ruine du Sanctuaire San Francisco
Église San Pedro Apostol
En face de l’église San Pedro Apostol, une jolie petite place avec un parc.
Arche de Santa Catalina
Église de la Merced
Petit marché à proximité de la Merced

Le midi, nous faisons une halte dans un petit restaurant, où se mêlent autochtones et touristes. Nous nous régalons de poulet grillé et de poivrons farcis, le tout arrosé de bière locale.

Lapinou est impressionné par la dextérité du rôtisseur, qui tourne sans arrêt à la main ses demis poulets

Puis pour digérer, on continue par une petite promenade dans les typiques rues aux maisons colorées.

Et bien sûr nous n’oublions pas le shopping. Les boutiques d’artisanat sont plutôt qualitatives.

Bon dans certaines boutiques, on trouve quand même quelques vieilleries.
Une vendeuse de rue en costume traditionnel.
Le shopping, ça fatigue !

Après ces 2 journées passées au Costa Rica et Guatemala, me reste un goût de « trop peu ». Cette région d’Amérique centrale, mériterait bien un voyage de plusieurs semaines.

Quand à nous, nous reprenons notre navigation vers les côtes mexicaines.

Une mise au point de Lapinou

Je ne peux pas laisser passer cela ! Mon humain vous a fait lors de son dernier article,  tout un plat sur la nécessité de nettoyer la coque du bateau. Et tout cela sur quelles sources ? Un petit encart laconique dans un journal de bord, quelques conversations avec d’autres humains qui auraient vu ou entendus je ne sais quoi au sujet de ce nettoyage.

Un peu léger n’est ce pas ? Et tout ça sans oublier de me brocarder  sur les méfaits de mes aïeuls  en Australie et les risques que je prenais pour ma virilité lapinesque  à y retourner.

Bon je ne vous raconte pas la scène que je lui ai faite à mon humain. Je lui ai dit qu’il y avait tous les jours vers 13 heures 1 où 2 officiers de navigation qui répondaient à toutes questions techniques sur le parcours ou sur le bateau.

Il m’a demandé de quoi je me mêlais, je me suis fais traité de kangourou dégénéré, mais je ne l’ai pas lâché et je lui ai tellement mis la honte  qu’il est allé cherché quelques informations complémentaires auprès de personnes compétentes.

Alors maintenant, il va pouvoir vous donner les bonnes explications.

Oui Lapinou n’a pas toujours tort, même si il ne met pas toujours les formes avec moi.

J’ai donc appris que nous n’avons pas fait l’opération de nettoyage avant le passage du Panama, car il n’y a pas d’obligation de nettoyage avant d’entrer dans le pacifique.

La seule contrainte est celle imposée par les Australiens et Néo-Zélandais, d’avoir une coque propre pour entrer dans les ports de ces pays, et celà, pour les raisons dont j’ai parlé précédemment.

Il y a aussi une autre raison de faire ce nettoyage qui intéresse d’un point de vue économique la compagnie. La prolifèration de coquillages, sur la coque du bateau, à pour conséquence de freiner le bateau, et d’induire une surconsommation de carburant avec certes, plus de pollution mais aussi un surcoût économique non négligeable.

Cette opération est réalisée en câle sèche tous les 2 ans. Mais dans le cadre d’un tour du monde, il faut faire ce nettoyage au moins une fois pendant le voyage.  Il y a un certain nombre de ports qui ont des équipes de plongeurs qui s’occupent de cette opération et c’était le cas vers le Panama. Mais la compagnie a décidé au dernier moment de  faire l’opération plus tard, vers la mi-parcours et bien sûr avant notre arrivée en Australie. (Celà explique que nous avons tourné en triangle du côté de Colon, en attendant la décision finale).

Donc, oui il y a des raisons écologiques contraintes, mais il y a aussi des raisons économiques. Grâce à la curiosité de Lapinou, nous découvrons la complexité des rouages d’un tel voyage.

3 commentaires sur « Tdm 2023 – Chapitre 6: Vous reprendrez bien un peu d’ Amérique Centrale ? (25-28 Janvier) »

  1. Alors, c’est pour quand votre voyage au Guatemala ? Merci à Lapinou d’avoir rétabli la vérité ! Heureusement qu’il est là, n’est-ce pas ?

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