24-26 Mai: Boukhara et sa région

24 Mai: Sur la route de Boukhara

J’ai bien observé mon humain pendant ces derniers jours, il vous a parlé de Sarmacande, j’ai regardé un peu comment il a fait, et tout ça ne me paraît pas bien compliqué.

Une fois qu’on a compris ce qu’ était une médersa, un minaret, une mosquée , un mausolée, et bien on fait quelques photos, trois mots d’explication et c’est fini.

Voilà donc pourquoi j’ai décidé de reprendre le clavier pour vous parler de Boukhara.

C’est la deuxième ville majeure avec Sarmacande sur la route de la soie.

Une ville plus intimiste avec son ancien centre qui concentre la majorité des monuments.

Ils sont peut-être un peu moins tape à l’œil qu’à Samarcande, mais ll y a un côté plus harmonieux de l’ensemble.

Pour le moment, nous faisons la route entre Sarmacande et Boukhara. La distancee n’est pas très grande (300 km), mais il faut bien compter 5 à 6 h de temps, avec une route pleine de nids de poule, où on est brinquebalé de partout. Heureusement, j’avais bien digéré mon festin de carottes avant le départ.

En cours de route on s’arrête chez un artisan potier, pour déjeuner et visiter l’atelier de poterie.

Il n’y a pas un seul voyage où nous n’avons pas droit à la visite d’un atelier de poterie. Donc, je peux vous le dire, je suis devenu un peu expert et je n’ai pas hésité à mettre la main à la pâte ou plutôt l’argile en l’occurence.

En arrivant à Boukhara, nous visitons le palais d’été des émirs de Boukkara.

Passé la porte d’entrée décorée avec des motifs de faïence vernis  on découvre un palais construit au début du XX ème siècle et inspiré des architectures russe ou européenne de cette époque.

Le palais est installé au cœur d’un grand jardin et à proximité d’un bassin d’eau.

La visite du bâtiment permet de voir des mobiliers, et objets décoratifs de la même époque.

On voit sur la gauche la présence d’une grande vérranda, signe de modernité à cette époque.
Quelques vues des appartements intérieurs

Vue du parc et çi dessous une photo du palais à partir du grand bassin d’eau

Notre journée s’achèvera par une visite chez un artisan de miniature. Malheureusement je n’ai pas été autorisé à prendre des photos, mais je peux vous dire que Thierry et Évelyne ont choisi chacun une petite miniature sans savoir où ils l’installeront chez eux pour les mettre en valeur.

Voilà encore une idée pour me faire un peu d’argent de poche.  Ouvrir une petite boutique et vendre un peu d’artisanat local. Avec mon bagout ça devrait le faire.

Moi je trouve que j’inspire confiance.

26 Mai : Boukhara: la vieille ville

Toutes les visites de la journée se font à pied à partir de l’hôtel. Pour un lapinou habitué à rester toute l’année sur une étagère sans rien faire, cette idée-là ressemble plus à un stage commando qu’à des vacances.

Bon, malgré tout je vous livre ma moisson de photos d’une journée très  riche.

Les médersas d’Ouloug Beg (l’astronome) XV ème  siècle et Abdoulaziz Khan XVII 8ème

Ces deux médersas, sont face à face.

La Médersa d’Ouloug Beg. En grossissant la photo on s’aperçoit que les éléments décoratifs sont principalement constitués par des motifs de calligraphie arabe
La médersa d’Abdoulaziz Khan (Souverain de Boukhara) est décorée avec des éléments plus figuratifs comme des fleurs ou oiseaux. ( il y avait plus de tolérance sur ce sujet en Asie centrale que dans les autres pays de religion islamique)
À la base du vase on reconnaît des chenilles de ver à soie.
Une photo de mes deux humains s’imposait !

L’ensemble Poi Kalon

C’est certainement la plus belle place de Boukhara avec ses trois monuments :

  • Le minaret
  • La mosquée kalon
  • La Médersa Mir I Arab
Une vue générale de la place avec à gauche la médersa, à droite la mosquée et au fond le minaret.
Le minaret de 46 mètres de hauteur. Ce qui est intéressant c’est la diversité des motifs décoratifs,. Les plus anciens en bas sont de l’époque zoroastrienne (j’en parle plus loin) et plus haut on voit des motifs de calligraphie de l’époque islamique.

Et enfin quelques vues de la mosquée Kalon du XV ème siècle qui pouvait accueillir des milliers de fidèles.

De l’intérieur de la mosquée, une jolie vue entre diverses façades qui se
se  superposent et s’intercalent

La mosquée Maghoki  Attari

Voilà la plus ancienne mosquée de Boukhara. Ce site aurait accueilli plusieurs temples anciens avant d’aboutir à la mosquée actuelle.

Initialement il y avait un temple  zoroastrien représentatif d’une religion primitive de 1 ou 2 millénaires avant JC. Elle a été à la base des  principales religions actuelles en opposant le bien et le mal, l’enfer et le paradis et la notion de résurrection finale.

Aujourd’hui de cette religion on connaît le personnage de Zarathoustra qui a été un prédicateur de cette pensée.

Après, il y aurait eu sur ce site un temple bouddhiste avant la mosquée.

La médersa Nadir Divan-Beghi

Au départ ce bâtiment était le caravanserail de Boukhara

Lorsque la route de la soie est tombée en désuétude suite au développement du commerce par voie maritime ce bâtiment a été transformé en une médersa.

Les décors du fronton le grand portail sont magnifiques et très figuratifs

Nous visitons un atelier de marionnettes. Il y a une foule de marionnettes qui correspondent à des personnages de contes et légendes du pays. Je cherche, je cherche mais rien…. Je ne suis présent nulle part alors que j’arpente le pays depuis près de 8 jours. Je me sens blessé et vexé au plus profond de mon être. Je dois réparer cette injustice.  Un petit tour de passe passe et hop je fais partie du panthéon de l’imaginaire de l’Ouzbékistan.

Visite de l’arkea résidence fortifiée des émirs de Boukhara.

Cette résidence se situe sur les hauteurs en dehors de la vieille ville qu’elle domine. Elle a été presque totalement détruite en 1920 par l’armée soviétique qui a voulu chasser le monde dernier Émir.

Belle vue sur l’entrée et les remparts. La plus grande partie à été détruite en 1920
Parmis les quelques bâtiments restants, voilà la grande salle de réception de l’émir dont on voit le trône au fond.
Dans les quelques bâtiments restants, il y a quelques salles consacrées à une exposition des objets de la vie du palais, dont de nombreux documents de calligraphie. En les observant, je me suis aperçu qu’il y avait un faute d’orthographe sur un de ces documents, et avec la discrétion qui m’est coutumiere, j’ai apporté avec soin les corrections nécessaires.
On voit sur une très grande partie du site, l’état de celui ci après les bombardements de 1920.
Une photo de la vieille ville à partir de l’arkéa

26 Mai: Boukhara (Suite et Fin)

Aujourd’hui, bonne nouvelle, on découvre des sites un peu excentrés de la ville, donc nous reprenons le bus, ce qui me va tout à fait.

Tchor Minor — Les quatre minarets

C’est un monument qui date du XIX ème siècle. Les minarets n’ont pas de fonction d’appel à la prière. C’est plus un monument symbolique. Le nid de cigogne que l’on voit au sommet d’un minaret est fictif. (en plastic)

Le mausolée des Samanides (IXe–Xe siècle)

C’est le plus ancien mausolée d’Ouzbékistan du IX ème siècle. Ici on ne trouve aucune trace de couleur,  toute la décoration est réalisée à partir du positionnement des briques qui crée un ensemble de motifs géométriques très réussis.

Le mausolée de Tchachma Ayoub — « la source de Job »

Ce tombeau est construit aussi en briques naturelles. Il a été construit sur le site ou le prophète Job, à fait apparaître une  source d’eau en frappant le sol de son bâton.

Cette source  fait l’objet de pèlerinage car elle est considérée comme miraculeuse.

C’est à l’intérieur du mausolée que l’on peut accéder à la source.

La Mosquée Bolo Haouz

Cet ensemble est constitué d’un grand bassin d’eau et d’une mosquée un peu différente, avec un immense portique ouvert soutenu par 20 colonnes. On l’appelle la mosquée aux 40 colonnes, car on compte les 20 colonnes réelles et les 20 formées par le reflet dans le bassin.

Déjeuner autour d’un Plov

Après cette belle matinée, nous nous rendons dans une famille qui nous fait découvrir le plat national ouzbek : Le plov.

La maîtresse de maison nous explique sa propre recette du Plov (On dit qu’il y a autant de recettes que de familles).

C’est de la viande coupée en petits morceaux qui après être revenue dans l’huile va être cuite avec des carottes jaunes et oranges (personnellement je trouve que les humains s’embêtent bien, juste des carottes crues cela m’aurait contenté) , des oignons des épices (principalement du Cumin). On rajoute du riz trempé dans l’eau mais non cuit et l’ensemble est cuit à couvert lentement, toutes les saveurs se mélangent, mes humains se sont régalés.

L’après midi a été calme avec un peu de temps libre pour finaliser quelques emplettes. J’en connais une qui va être chargée au retour.

Le soir, nous dînons dans le caravanserail où on voit un petit spectacle qui se situe entre un défilé de mode et des danses folkloriques

Mon humain apprécie le spectacle

Demain nous partons pour notre dernière destination, la ville de Khiva.

Là dessus je rends le clavier à mon humain. Moi je vais rêver à ma recette de plov: un monceau de carottes mélangées à grignoter.

Salut la compagnie !!!!

Un commentaire sur « 24-26 Mai: Boukhara et sa région »

  1. Vous allez être imbattables sur le sujet des mosquées, minarets, médersas et autres ! Elles sont vraiment très belles. Je vois que Lapinou profite bien du voyage…et de l’IA ! Bises à tous les deux.

    J’aime

Laisser un commentaire